La
découverte de Georges Méliès se faisait en lien avec l’accueil du ciné-concert
« En plein dans l’œil » par Alcolea& cie.
Les manipulations ont été
faites à partir de la mallette de jouets optiques "Cinanima" que la médiathèque de Saint-Germain a acquis en 2015.
A noter que la
Médiathèque départementale propose au prêt cette mallette dans les valises "cinéma d'animation" et également une malle encore plus complète sur la découverte du cinéma : la Boîte à Balbu Ciné
Séance 1 : découverte
Matériel : écran et lecteur DVD ou ordinateur
Avant la projection,
expliquer le contexte : Le cinéma est inventé au début du 20e
siècle.
Petit mémo pour
situer : "à
l’époque, les avions ne volent pas encore, les voitures et le téléphone sont un
luxe réservé à de rares personnes fortunées. Le cinéma est présenté dans les
fêtes foraines". En 1895, les frères Lumière présentent leur premier film
et Georges Méliès se lance à son tour dans l’aventure. Il est magicien, achète
un théâtre à Paris pour ses spectacles, et y ajoute des scènes de cinéma. Il
crée ensuite la StarFilm.
Pour le cinéma
muet : il faut s’imaginer ce qui se dit (on a juste un accompagnement musical). Le fantastique
et effets spéciaux étaient extrêmement novateur pour l’époque. Cependant, le style du cinéma de l'époque ressemblait un peu à
une pièce de théâtre.
L’image de la Lune de Méliès : très connue (mais pas forcément par les enfants)
Le
voyage dans la lune / Georges Méliès ; Lobster films,
1902-2011
La version
couleurs a été restaurée en 2010. Propose différentes versions dont une avec la
musique de Air. Durée : 15 minutes
Montrer des extraits du documentaire Le voyage
extraordinaire (sur le même DVD) soit :
-
4:35 : Escamotage d’une dame : Georges Méliès a tout de suite imaginé des
trucages.
-
6:46 : Un homme de tête
-
7:50 : L’homme à la tête en caoutchouc
-
12:10 : L’homme-orchestre
-
24:58 : films coloriés au pinceau
Séance 2 : les effets d’optique et thaumatropes
Matériel : Boîte à Balbu Ciné ou
Cinanima avec des modèles.
préparer des cercles en papier épais (2 x le nombre d’enfants), des élastiques en caoutchouc et/ou piques à brochettes, scotch, perforatrice, ciseaux, crayons à papier, feutres ou crayons de couleurs.
-
Les effets d’optiques :
[La] Grande illusion d'optique : [300
images pour perdre la tête] / Al Seckel ; Fleurus, 2007
Leur proposer un modèle tout prêt, et pour ceux qui
le souhaitent, leur laisser des supports vierges pour qu’ils créent le leur.
2
modèles possibles : avec élastiques sur les côtés ou avec un bâton (plus facile
à manipuler par les plus jeunes)

recto

verso

recto

verso
A la suite, projeter des films de Georges Méliès.
Séances 3 à 4 : le Phénakistiscope 1/2
Matériel : Boite Cinanima, papier épais, cutter,
crayons, feutres, bouchons de liège (1 par enfant), des punaises et un miroir
(préparer les gabarits avec les fentes découpées pour que l’atelier soit plus
rapide)
- Présentation
d’un phénakistiscope de la boîte Cinanima.
-
Création d’un phénakistiscope
1 - Imprimer et découper le
gabarit et les fentes (zones hachurées)
2 - Dessiner les 12 étapes d'une animation en respectant les repères
3 - Fixer le disque sur un bouchon à l'aide d'une punaise
4 - Mettre le disque en face d'un miroir et le faire tourner
Des modèles tout-prêts
: http://www.fousdanim.org/defis/09/
- Projection d’un court métrage d’animation utilisant la technique du dessin animé, comme La Linea (un
classique qui fonctionne bien avec les enfants)
Séance 5 : le Zootrope
Soit
on utilise un zootrope via une boîte, soit on en fabrique un « maison » avec
une boîte classique de camenbert et du carton noir, en amont de la séance.
Même
principe que le phénakistiscope : on décompose un mouvement, en 9 à 12 images,
sur une bande qu’on place dans le zootrope. On regarde ensuite à travers les
fentes du zootrope. Grâce au phénomène de persistance rétinienne, on a une
illusion de mouvement.
Attention,
les enfants ne pourront pas forcément réutiliser leur création chez eux (à
moins de créer un zootrope) → Filmer les créations en action dans le zootrope
avec une caméra ou un téléphone portable pour garder un souvenir de leur création.
Idée de projection (parce que le zootrope ressemble à une boîte de conserve…) :
"Le génie de la boite de raviolis" (DVD Bric et Broc de chez
Folimage) - 7 minutes
Séance 6 : découverte de la pixilation
Projeter des films utilisant une technique de la pixilation comme :
Puis inviter les enfants à apporter des objets et accessoires à la prochaine séance
(chapeau, écharpe…) pour commencer leur film.
Séances 7 à 9 : ateliers pixilation
Matériel : une valise et autres accessoires (déguisements, etc...),
un appareil photo qui restera fixe (l'immobiliser sur un rayonnage par exemple) et
qui sera réglé sur faible résolution (sinon au montage, ça sera trop lourd).
Présenter
aux enfants la vidéo dont va s’inspirer le projet : Démo
atelier pixilation "La ménagerie" : https://www.youtube.com/watch?v=6vgagFdZj4Q
Ecrire
avec eux le « scénario » du film (très rapidement, on peut aussi improviser au
fur et à mesure) avant de passer à la prise des photos (s’assurer des conditions de droit à l’image des enfants).
Exemples
: Les enfants rentrent et disparaissent dans une valise - Ou bien celle-ci s’ouvre et
en sortent des enfants (ou des objets) - D’un coup de baguette magique, un magicien fait apparaître/disparaître des enfants…
Attention : Si on doit arrêter la séance photo ou "shooting", le
faire à un moment qui ne demande pas trop de raccord. En effet, la semaine suivante,
les enfants ne porteront pas forcément le même vêtement, etc... (mais on peut aussi en
jouer, par exemple en prévoyant une photo où l'enfant écarte les bras et « pouf !», à l’image
d’après il a changé de vêtements).
Pour
les enfants qui sont déjà passés : proposer une projection de film, de
manipuler à nouveau les jouets optiques ou un temps de lecture libre. Par contre, attention à ce qu'ils ne rentrent pas dans le champ de l’appareil photo (en profiter pour aborder le vocabulaire
champ/hors-champ, zoom, etc...).
Séance 10 : Montage
Entre
la séance 9 et la séance 10 : faire le montage vidéo, qui prend un peu de
temps. On pourra leur montrer le logiciel pour ajouter les bruitages.
Par
exemple : Windows movie maker, assez simple mais il ne faut pas trop de photos et
surtout pas trop lourdes.
Choix
de la bande-sonore (musique libre)
Montage des bruitages
Banque de sons : CD 1001 greatest sound
effects for home movies and audio. -Recording
Arts, 2012
Séance 11 : Visionnage du résultat final
La Médiathèque a proposé
aux enfants de repartir avec leur film sur clé usb et un visionnage en direct avec les parents.
Elle envisage une restitution du projet en fin d'année scolaire lors de la "rétrospective" de l'année TAP à la médiathèque (expo-photos ou présentation aux parents...).
Il est possible aussi de présenter le projet :
-
en accueil de classes (durant lesquels les enfants, qui y ont participé, pourront expliquer la démarche)
-
à l’heure du conte pendant les vacances scolaires
-
avec les centres de loisirs, etc...